Histoire

Sous-section de l’examen 1941-1946

La Sous-section de l'examen (XU) a été le premier bureau constitué de civils ne s'occupant que du cryptage et du décryptage des signaux de communications.

The Examination Unit office

BID -08/3

Équipement à composants multiples, y compris clavier, fils électriques et rouleau de papier. Le chiffrement et le déchiffrement sont fondés sur une bande magnétique aléatoire. La technologie est semblable à ENIGMA.

Multiple component equipment, keyboard, wires, paper roll, encrypt and decrypt based on random tape, technology similar to the ENIGMA.

Déchiffrement polyalphabétique

Outil de déchiffrement fabriqué par un analyste au moyen d’un rouleau de carton et de papier quadrillé. Le rouleau, sur lequel sont inscrits des caractères, est glissé dans un tube noir qui comporte une fenêtre permettant d’aligner les caractères.

Decryption aid made with cardboard tubing and graph paper made by analyst. Tube with characters, within a black tube case with slit window to lign up with characters.

Le CST possède une histoire des plus riche en matière de renseignement électromagnétique (SIGINT) étranger qui remonte jusqu'à la Seconde Guerre mondiale et au tout début du SIGINT canadien. Initialement mis sur pied pour appuyer l'effort de guerre britannique, le corps de signaux militaires s'est transformé en secteur opérationnel conjoint militaire et civil. À la fin de la guerre, l'opération avait surpassé toutes les attentes et illustré les possibilités que représentait le renseignement canadien, dans la foulée de la nouvelle indépendance du Canada en tant que pays ne faisant plus partie du dominion de la Grande-Bretagne. Depuis cette époque, le CST a maintenu son engagement à l'égard de sa mission principale, soit fournir au gouvernement fédéral le renseignement électromagnétique (SIGINT) essentiel à la sécurité du pays et ultérieurement protéger les communications du gouvernement. En 1946, à titre de Direction des télécommunications du Conseil national de recherches (DTCNR), puis en 1975, à titre de Centre de la sécurité des télécommunications, le CST s'est avéré un atout de grande valeur pour le gouvernement du Canada et ses alliés.

La Loi antiterroriste, ratifiée le 24 décembre 2001, comporte des modifications à la Partie V.1 de la Loi sur la défense nationale, qui confère au CST un mandat législatif, de même que des pouvoirs, des interdictions et des restrictions spécifiques. La loi accorde au CST le mandat clair de recueillir le SIGINT étranger, de protéger les communications du gouvernement fédéral et de fournir un soutien technique aux organismes canadiens chargés de l’application de la loi et aux organismes de renseignement, et lui interdit strictement de cibler des personnes au Canada ou tout Canadien, peu importe où il se trouve dans le monde. Depuis l’entrée en vigueur de la loi il y a 12 ans, l’effectif de l’organisme a doublé. La fin de la guerre froide a marqué la fin des superpuissances paradant avec leurs armes de destruction massive apocalyptiques et a donné au public un faux sentiment de sécurité après la dissolution de l’Union soviétique. En fait, la collectivité internationale du renseignement a dû s’adapter à de nouvelles menaces, parfois encore plus grandes, pesant contre la sécurité et l’économie de leurs pays respectifs. Le CST continue donc de collaborer avec ses partenaires au pays et à l’étranger afin d’être en mesure d’anticiper les tendances liées aux communications et les percées technologiques. Du rouleau de carton transformé en règle à calcul cryptographique en 1974 aux technologies parmi les plus évoluées de la prochaine décennie s’est forgée notre histoire, l’histoire du Canada, et l’histoire du CST.