Trousse d'information du CST

Préserver la sécurité du Canada par la supériorité de l'information

Le Centre de la sécurité des télécommunications (CST) est l'organisme national de cryptologie du Canada. La cryptologie est l'art de fabriquer et de casser des codes.

Notre vision

Préserver la sécurité du Canada par la supériorité de l'information.

Notre mission

Fournir et protéger l'information d'intérêt national au moyen de techniques de pointe, en synergie avec nos partenaires du gouvernement du Canada au sein de la collectivité de la sécurité et du renseignement.

Ce que nous faisons

Le Centre de la sécurité des télécommunications a pour mandat d'acquérir et de fournir du renseignement électromagnétique étranger ainsi que de fournir des avis, des conseils et des services pour aider à protéger les renseignements électroniques et les infrastructures d'information du gouvernement du Canada. Nous fournissons également une assistance technique et opérationnelle aux organismes fédéraux chargés de l'application de la loi et de la sécurité.

Notre rôle au sein du gouvernement

Le ministre de la Défense nationale doit rendre des comptes au Cabinet et au Parlement pour toutes les activités du CST et fournir une orientation sur l’exécution de son mandat. Le chef du CST relève directement du ministre de la Défense nationale.

Loi et examen

Le CST mène ses activités dans le respect de toutes les lois du Canada, y compris le Code criminel, la Loi canadienne sur les droits de la personne, la Loi sur la protection des renseignements personnels et la Charte canadienne des droits et libertés. L'adoption de la Loi antiterroriste en 2001 a officialisé l'existence du CST. La Loi décrit divers aspects du CST, y compris son rôle, ses responsabilités et sa fonction au sein du gouvernement. La Loi établit également les responsabilités du commissaire du CST. Le commissaire du CST a pour mandat d'examiner les activités du CST pour en assurer la légalité. Il a accès à toute l'information du CST, sujette néanmoins à toute autre loi du Parlement ou privilège lié à la loi sur la preuve, et remet un rapport annuel au ministre de la Défense nationale qui le présente ensuite au Parlement. Dans tous les rapports remis jusqu'à présent, le commissaire du CST indique que le CST respecte la loi dans l'exercice de son mandat.

Notre histoire

L'organisme qui deviendra de nombreuses années plus tard le Centre de la sécurité des télécommunications voit le jour dès le début de la Seconde Guerre mondiale. Fondée en 1941 à titre d'organisme civil sous l'égide du Conseil national de recherches, la Sous-section de l'examen traite des communications électroniques étrangères qui sont interceptées surtout par la station du Canadian Signal Corps à l'aéroport de Rockcliffe à Ottawa. Pendant la guerre, la Sous-section de l'examen réussit à décrypter, traduire et analyser ces transmissions étrangères et à transformer ces données brutes en rapports de renseignement utiles. Parmi ses cibles, on compte les cellules de renseignement militaires allemandes en Amérique du Sud, la marine et le corps diplomatique du gouvernement Vichy en France, allié à l'époque à l'Allemagne nazie, et les Japonais.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement fédéral débat l'utilité de cet effort de cryptographie. La révélation de l'ancien cryptographe soviétique Igor Gouzenko que des cellules d'espionnage sont actives au Canada aide à persuader le gouvernement du Canada que dans le cadre de la guerre froide, l'organisme de cryptographie et de renseignement électromagnétique a un rôle à jouer pour recueillir, décrypter, traduire et analyser le renseignement électromagnétique étranger en temps de paix.

À la recommandation de Lester Pearson, le Cabinet fédéral adopte un décret officialisant ainsi l'organisme. C'est à ce moment que la sous-section est amalgamée à un organisme de cryptographie militaire appelé l'Unité de discrimination et renommée la Direction des télécommunications du Conseil national de recherches (DTCNR). Peu de temps après, la nouvelle section établit des liens avec des organismes semblables aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie et en Nouvelle-Zélande, perpétuant ainsi l'étroite collaboration instaurée pendant la guerre.

La création d'un programme COMSEC au Canada découle du besoin de protéger l'information sensible transmise par de nombreux organismes gouvernementaux, notamment les Affaires extérieures, la Défense nationale et la Gendarmerie royale. Avant 1947, le Royaume-Uni fournissait gratuitement du matériel cryptographique au Canada.

En février 1946, les autorités britanniques suggèrent au Canada, à l'Australie et à la Nouvelle-Zélande de mettre sur pied leurs propres installations de production afin de répondre à leurs besoins internes en matière de cryptographie. À la fin de la même année, une section de production de matériel cryptographique voit le jour au sein de la nouvelle Direction des télécommunications. Il a pour mandat de fabriquer du code et du matériel de chiffrement qui seront utilisés par des machines d'origine américaine ou britannique.

Pendant les années de guerre froide, la DTCNR et ses partenaires du Réseau radio supplémentaire des Forces canadiennes fournissent du renseignement électromagnétique sur l'Union soviétique qui est exact, opportun et fait autorité. La plupart de cette information est partagée avec ses alliés et partenaires SIGINT, surtout avec les États-Unis. En contrepartie, le Canada reçoit une vaste quantité de renseignements de grande valeur sur divers sujets d'intérêt pour le gouvernement du Canada d'ordre diplomatique, commercial, politique et militaire.

En 1974, une émission télévisée « The Fifth Estate » diffuse un exposé sur la participation du Canada au renseignement électromagnétique. Le programme révèle l'existence de la DTCNR, auparavant dans l'ombre, et explore la nature de son programme de renseignement électromagnétique et de ses liens avec ses partenaires américains. Les révélations de Fifth Estate font l'objet de discussions à la Chambre des communes la semaine d'après. Suite à cette publicité négative, le gouvernement transfère aussitôt l'organisme de sécurité des télécommunications et de SIGINT sous l'égide du ministère de la Défense nationale et le renomme Centre de la sécurité des télécommunications (CST).

Pendant des années, le CST continue son double rôle en fournissant en toute discrétion du SIGINT et COMSEC de qualité qu'il partage avec ses alliés et partenaires en échange d'autres renseignements dont il bénéficie grandement. Toutefois, après la chute du mur de Berlin en 1989 et l'effondrement du communisme européen peu après, le CST souffre de compressions de nature financière et humaine qui entravent sa capacité de rester au faîte dans les années 1990.

À la même époque, une révolution prend place dans le monde des télécommunications. La rapidité, la diversité et la quantité des télécommunications augmentent à une vitesse éclair. En outre, l'utilisation de plus en plus répandue de la Toile mondiale comme outil de communications rend très vite obsolètes de nombreux moyens de télécommunications moins sophistiqués.

Les attentats terroristes contre les États-Unis le 11 septembre 2001 sonnent l'alarme auprès de la collectivité de la sécurité et du renseignement au Canada comme aux États-Unis. La Loi antiterroriste, adoptée en décembre 2001, accorde au CST l'autorisation légale d'assumer de façon plus assurée ses rôles de SIGINT et de COMSEC (maintenant appelé sécurité des technologies de l'information). De plus, la loi officialise le rôle du Bureau du commissaire du CST, lui conférant l'autorité d'examiner la légalité des activités du Centre. Le bureau a confirmé, dans tous ses rapports, que l'organisme respecte les lois du Canada.

Le 27 septembre 2007, le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada approuve l'enregistrement d'un nouveau titre d'usage pour l'organisme. Ce changement est apporté pour conformer l'organisme au Programme de coordination de l'image de marque (PCIM) du gouvernement fédéral, qui exige que tous les ministères et organismes portent le mot « Canada » dans leur dénomination. Dès ce moment, l'organisme devient le Centre de la sécurité des télécommunications, abrégé à CST. Il est important de noter que, si le titre d'usage a changé, l'appellation légale est toujours le Centre de la sécurité des télécommunications. C'est celle-ci qui continue à figurer dans tous les documents juridiques.

De nos jours, le Centre de la sécurité des télécommunications, dans le cadre de ses programmes de SIGINT et de sécurité des technologies de l'information, aborde de front les cyber-défis posés au Canada et s'efforce d'assurer la sécurité du Canada et des Canadiens. L'organisme croît et continue à puiser dans les compétences et les talents d'une nouvelle génération de fabricants et de casseurs de codes.

Le renseignement électromagnétique (SIGINT)

Le programme SIGINT du CST produit du renseignement qui répond aux besoins du gouvernement du Canada.

Le CST recueille des renseignements étrangers que le gouvernement peut utiliser dans le cadre de la diffusion d'alertes stratégiques, de l'élaboration de politiques, de la prise de décisions et de l'évaluation quotidienne des moyens et intentions de pays étrangers.

La réussite de cette démarche est fondée sur la faculté du CST de comprendre les technologies de pointe employées dans l'infrastructure mondiale d'information.

Le CST compte sur ses plus proches alliés en matière de renseignements étrangers - les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie et la Nouvelle-Zélande - pour se partager la charge de la collecte et la production du renseignement qui en découle. Le Canada profite considérablement des efforts communs de cette alliance déployés pour la collecte des communications étrangères et l'élaboration de rapports qui en découle.

Pendant la guerre froide, le Centre, dont le client principal en matière de renseignement électromagnétique était alors le ministère de la Défense nationale, se préoccupait essentiellement des opérations militaires de l'ancienne Union soviétique. Depuis la fin de la guerre froide, les besoins du gouvernement du Canada ont évolué et englobent désormais un grand nombre de questions touchant la politique, la défense et la sécurité qui intéressent un plus large éventail de ministères clients.

Bien que ces questions constituent toujours des priorités clés en matière de renseignement pour les décideurs du gouvernement du Canada, le souci accru de protéger la sécurité des Canadiens et des Canadiennes suscite un intérêt grandissant pour le renseignement lié aux questions transnationales, dont le terrorisme.

Le CST fournit actuellement des renseignements étrangers provenant du SIGINT à un nombre croissant de clients haut placés au sein du gouvernement.

Le programme de sécurité des technologies de l'information

Depuis le 11 septembre 2001, notre monde a changé considérablement. En raison du nombre croissant de cyber-dépendances et de menaces à l'échelle mondiale, le gouvernement du Canada reconnaît le besoin urgent et critique d'aborder rapidement le problème accru des menaces et des vulnérabilités en matière de sécurité des TI. Dans le cadre du programme de sécurité des technologies de l'information, le CST fournit au gouvernement du Canada des conseils opportuns, crédibles et impartiaux, ainsi que l'orientation technique nécessaire pour le guider dans ses décisions importantes en matière de sécurité des TI.

Comme suite à ce besoin urgent et critique, les responsables ont adopté une nouvelle position stratégique de nature prédictive dans le cadre du programme de sécurité des technologies de l'information pour fournir des connaissances pertinentes fondées sur des pratiques saines et des solutions avant-gardistes. Le programme de la sécurité des TI a mérité le respect appréciable de la communauté internationale et une réputation d'excellence en technologie. Il apporte maintenant son expertise au-delà de ses clients techniques traditionnels pour servir les clients du gouvernement du Canada responsables de l'élaboration et de la mise en oeuvre des politiques et des programmes. Cette approche vise à harmoniser les exigences opérationnelles en sécurité des TI du gouvernement du Canada avec ses besoins et ses processus opérationnels.

Le programme de sécurité des TI aidera le gouvernement du Canada dans ses efforts à rendre la cybersécurité un instrument opérationnel. Augmenter la sensibilisation à la cyberprotection, acquérir les connaissances requises et favoriser l'adoption et l'application des solutions de sécurité appropriées - voilà les éléments qui seront mis en ouvre dans un processus évolutif. Grâce à son programme de sécurité des TI, le CST s'engage à assurer la fiabilité et la sécurité des cyber-réseaux et des infrastructures essentielles des clients du gouvernement du Canada.

Prenez part à l'action!

Le CST offre un milieu de travail dynamique et stimulant dans lequel des spécialistes de milieux différents partagent leur expertise et leur engagement dans un environnement d'équipe.

Nous sommes à la recherche d'analystes du renseignement de langue étrangère intéressés à occuper des postes motivants dans les domaines de l'analyse, de la recherche, de la traduction, de la transcription et de la rédaction de rapports qui ont un intérêt pour les technologies de l'information et les communications et des capacités éprouvées dans ces domaines.

Nous sommes à la recherche d'ingénieurs chargés du développement de systèmes matériels et logiciels, ainsi que de la mise à l'essai et de la documentation au moyen d'équipement et d'installations à la fine pointe de la technologie, et ce, dans les deux secteurs d'activités du CST : le renseignement électromagnétique (SIGINT) et la sécurité des technologies de l'information (Sécurité des TI).

Nous embauchons des mathématiciens qui étudient quelques-uns des problèmes les plus intéressants et les plus complexes d'aujourd'hui. Ils mènent des recherches dans les nombreuses branches des mathématiques, notamment la cryptographie, la théorie des nombres, la théorie des groupes, la théorie du corps de Galois, l'algèbre linéaire, la théorie des probabilités, les statistiques mathématiques, l'informatique, l'exploration des données, la combinatoire et plus encore.

Nous sommes à la recherche de spécialistes en informatique pour développer des systèmes dans différents domaines opérationnels, notamment en cryptanalyse, en soutien technique, en bureautique, en administration de réseaux locaux et étendus (Windows et UNIX), en programmation (C/C++, Java), en sécurité des télécommunications ainsi que dans d'autres secteurs reliés aux communications.

Nous sommes également à la recherche de professionnels en ressources humaines pour élaborer et mettre en place des stratégies de ressources humaines, notamment les conseils à la clientèle, le recrutement, la formation et le perfectionnement, les relations avec les employés, le respect des lois pertinentes aux politiques clés des RH et les fonctions administratives.

Le CST est également à la recherche de professionnels en finances, de comptables, de professionnels en gestion des installations, de planificateurs d'activités, de commis, de professionnels en administration, de gestionnaires de projet et de spécialistes en communication.

Joignez-vous à l'équipe du CST!

Synopsis du CST

Le Centre de la sécurité des télécommunications est l'organisme national de cryptologie du Canada.

En janvier 2015, 2 200 employés étaient au service du CST et la plupart travaillent au bureau central du CST à Ottawa.

Le budget du CST pour l'exercise financier 2015-2016 est d'environ 538 millions de dollars.

Shelly Bruce est la chef du CST.

Le CST a été créé en 1946 sous le nom de Direction des télécommunications du Conseil national de recherches (DTCNR). En 1975, la DTCNR est placée sous l'égide du ministère de la Défense nationale et change de nom pour devenir le Centre de la sécurité des télécommunications. Depuis novembre 2011, le CST est un organisme autonome.

Le mandat et les responsabilités du CST ont été garantis par la Loi antiterroriste en 2001.

Le commissaire du CST effectue l'examen des activités du CST. Le commissaire actuel du CST est l'honorable Jean-Pierre Plouffe, C.D., ancien juge à la Cour supérieure du Québec et la Cour d’appel de la Cour martiale du Canada. Jusqu'à présent, tous les commissaires du CST ont confirmé dans leurs rapports annuels que les activités du CST examinés étaient conformes à la loi.