Au commencement : la Direction des télécommunications du Conseil national de recherches

Le renseignement électromagnétique (SIGINT) provient de l'interception de signaux qui sont souvent cryptés afin de protéger les informations qu'ils transmettent. Bien que le cryptage et le décryptage de messages existent depuis que le monde est monde, l'histoire de la cryptologie des signaux est relativement récente. En fait, elle a commencé vers la fin de l'ère industrielle.

Intercepter des signaux tout en protégeant les télécommunications du gouvernement du Canada est la mission première du Centre de la sécurité des télécommunications Canada depuis sa création en 1946. Mais à l'époque, le CST se nommait la Direction des télécommunications du Conseil national de recherches du Canada (DTCNR).

La DTCNR a été mise sur pied à la fin de la Seconde Guerre mondiale en combinant les deux organismes de cryptographie du temps de la guerre : soit le bureau civil, nommé Sous-section de l'examen (XU) et le bureau militaire, nommé Joint Discrimination Unit (JDU). Après de nombreux débats politiques sur le besoin d'un organisme de cryptologie en temps de paix, un décret a été signé en avril 1946 créant ainsi la Direction des télécommunications du CNR. Le 3 septembre de la même année, les employés de la XU et de la JDU ont rejoint les rangs de la DTCNR sous la direction d’un lieutenant-colonel à la retraite : Edward Drake.

Ils avaient pour mission de poursuivre l'échange de renseignement électromagnétique qui avait été mis sur pied pendant la guerre entre le Canada, les États-Unis et le Royaume-Uni.